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Quoi faire du placenta ?

Quoi faire du placenta ?
Manger le placenta ? Vous rigolez ? Moquez-vous bien gentiment ! 🙂 Ce n’est ni une blague, ni une pratique non réfléchie, même si cela est très en vogue chez certaines stars hollywoodiennes et paraît alors très huppé, mode, et j’en passe je ne sais quel terme montrant du doigt des pratiques “bizarres”, “saugrenues”, etc…

 

J’ai quand même découvert cela via un article sur gala.fr sur l’usage du placenta par les stars ! A force d’en entendre parler et entendre et lire les gens critiquer ces pratiques, je me suis sentie concernée par la question. Je me suis alors demandée si c’était vraiment un phénomène de mode ou de paraître ou bien des cultures ancestrales oubliées, et puis d’où venait ce rejet ou cette réaction occidentale : c’est primaire, dégueulasse, alternatif…
Bref ces réactions m’horripilaient sans savoir pourquoi car ne se basant que sur un instinct purement sociétal et culturel (et vous l’avez sûrement remarqué, ça, ça m’énerve).
Donc j’ai commencé des recherches sur la question en commençant par découvrir pourquoi l’on mangeait le placenta et quelles vertus il pourrait y avoir.

 

Le rôle du placenta est de faire grandir un enfant, en développant les organes, en faisant se multiplier les cellules, bref, c’est une génération, donc un énorme pouvoir de croissance saine et naturelle dans le ventre de la femme.
Il existe plein de traditions différentes sur l’usage du placenta issus de cultures différentes. En Belgique par exemple, il est coutume d’enterrer le placenta et d’y planter un arbre, on entendra parler d’utilisation du placenta dans la vie quotidienne dans des cultures aborigènes, celles indiennes avec le portage d’un petit bout de cordon comme porte-bonheur, etc. Le cordon ombilical ou le placenta y sont symboliques et sont traités en tant que tels. On entendra ici aussi également parler des bébés lotus, ne pas couper le cordon du placenta mais garder ce lien jusqu’à ce que le cordon ombilical se détache de lui-même du bébé, pratique qui revient également dans nos usages.
C’est là que ça commence à être intéressant. Qu’en a-t-on hérité ? Quel est le stade d’avancée scientifique par rapport au placenta, à son(ses) usage(s) possibles aujourd’hui, en médecine, en cosmétique, etc ?

 

D’abord en considérant que le placenta est quelque chose d’attaché à l’enfant, lui appartenant d’une certaine manière, mais pouvant aussi symboliser son compagnon et qu’il n’y a pas besoin de couper l’enfant de son placenta, offrant ainsi une configuration de bébé lotus. Pour plus d’information sur les bébés lotus, superbe pratique, offrant une magnifique continuité à l’enfant mais également prenant soin du lien et de ce que nous ne savons pas aujourd’hui sur ce dernier, je laisse la parole à d’autres chercheuses et praticiennes. Une collègue me conseillait le livre de Robin Lim, “The forgotten chakra” et celui de Cornelia Enning, “Placenta, rituels et usages thérapeutiques”.

 

Ensuite, nous considérons la proposition que le placenta garde ses vertus de (re)génération même après la naissance. Son ‘pouvoir’ pourrait profiter à la jeune mère dans les jours après la naissance pour retrouver la forme plus vite, mais également contre dépression post-partum, mais aussi au bébé car issu du tissu qui l’a fait grandir et pouvant l’aider dans sa croissance. J’ai l’impression que la science est à l’aube de découvertes pour cela si elle daignait s’y intéresser vraiment. Cela viendra sûrement. En tout cas, pour ceux qui ont déjà étudié la question, la pratique en est courante.
En Allemagne et en Suisse où la médecine homéopathique est plus développée que Belgique, certaines sage-femmes sont même équipées pour prélever un petit morceau du placenta (un petit cube), le placer dans un récipient pour l’envoyer ensuite à un laboratoire. Celui-ci prépare des préparations homéopathiques pouvant servir à l’enfant ou ses frères et soeurs lors des maladies courantes, bénignes ou de coup dur comme une leucémie, cancer, etc. Ainsi qu’une teinture mère pouvant servir à refaire des dilutions si besoin. Chaque enfant a ainsi son set comme sur la photo de cet article. Nous avons utilisé pour notre petite fille le laboratoire Mentop qui nous avait été recommandé par des amis et confirmé par des forums avertis. En voici le lien ci-dessous. La société (je suis tombée sur des personnes très gentilles d’ailleurs là-bas) parle français, anglais, allemand, etc et envoie les informations gratuitement. Ils envoient le kit avant la naissance, avec les instructions pour le personnel médical. Et cela vous revient tout compris à 93 euros et quelques centimes pour votre set homéopathique. Certaines personnes dans votre entourage ou celui de votre doula ou sage-femme mais également si vous avez un laboratoire pharmaceutique proche (ou pharmacie) ont suivi des formations et peuvent aussi préparé ces dilutions. Les explications sont trouvables ici sur le web sous le nom d’isothérapie placentaire. Par exemple ici.
Petite anecdote au passage : certaines sages-femmes rencontrées racontent qu’en donner à un papa avant une épreuve ou un entretien d’embauche boosterait au maximum sa confiance en lui… je n’ai pas vu cela mais je partage quand même, si certaines voudraient essayer !

 

Et puis après avoir cherché plus loin encore sur le placenta et suivi des modules de formation (lors de ma formation de doula/sage-femme) sur l’usage du placenta, j’en ai appris un peu plus sur la pratique du séchage du placenta pour le réduire en poudre qui peut servir ainsi à des usages différents : baume, guérison cutanée, saupoudrer sur la nourriture, etc. Cela permettrait de garder ses vertus plus directement.
J’ai aussi fait la rencontre d’une doula transformant les placentas et les cordons ombilicaux directement le jour après la naissance dans des produits pour utilisation familiale. Elle a suivi pour cela une formation à Londres dans l’un de ces 2 centres de formations si je me souviens bien, déjà très avancé sur la question. Celui-ci ou celui-là.

 

Et quand on écoute les pratiques des sages-femmes du monde entier, celles des contrées reculées, des tribus mais aussi celles des pays en voie de développement et puis pas mal de chez nous également, on s’aperçoit que beaucoup suivent les souhaits des parents et préparent les placentas en smoothie, séchés, etc. En fait je me suis retrouvée à force d’écouter parler de placentas transformés à ne plus trouver cela bizarre ni si alternatif !!! Maintenant je trouve cela presque dommage de ne rien en faire !!! Alors que c’est tellement facile et ne coûte presque rien !
J’ai aussi indiqué à mon docteur généraliste et homéopathe quelles dilutions nous avions pour qu’elle puisse nous les conseiller en fonction des pathologies que l’on rencontre. 🙂

 

Alors si vous avez une naissance pour bientôt, n’hésitez pas à consulter ces liens, vous ne perdrez rien à essayer et à challenger un peu vos appréhensions et réflexes culturels 😉

 

Et si vous voulez les liens de praticiens en Belgique, contactez-moi en privé 😉

 



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