Ma vie, mon travail

Ma vie, mon travail

La question de notre retraite me fait me poser la question si j’aurais effectivement une retraite un jour. Mais également comment investir dès maintenant pour m’assurer une retraite quand j’en aurais besoin et en ne dépendant pas d’un système sociétal aujourd’hui branlant et qui menace de s’effondrer et provoque des grèves dans maintes pays chaque année.

 
Se poser cette question du futur est pour nous, encore dans la vingtaine comme un signal d’alarme : trouver un job qui ne muse pas, qui me préserve physiquement et émotionnellement mais aussi qui me fait grandir, qui ne m’ennuie pas mais qui m’enrichit chaque jour. 
Je crois que beaucoup de jeunes se posent cette question là en fait sans le savoir et sont démotivés d’avance par les possibilités qui s’offrent à eux souvent et le discours général de protéger le système pour aussi avoir une retraite à 58 ans.

 
Mais je trouve que c’est très sain de se poser cette question, qu’est-ce que je pourrais faire pendant 60 ans et qui ne m’ennuiera pas. Mais en même temps la réponse peut être plus un état desprit ou une position ou un environnement qu’un job précis.
 

Avec la maternité, j’ai réalisé que je devais vraiment trouvé quelque chose qui me plaisait et dont je ramenais chaque jour ou chaque après-midi de lénergie de bonne qualité à partager avec ma famille. Je ne pouvais plus me permettre d’une énergie médiocre ou d’avoir l’impression que la vraie vie était après le travail.

J’ai eu comme besoin de ce moment pour faire un choix de vie. Avant j’avais toujours peur de manquer de ne pas gagner assez mais tout d’un coup, voilà que ma peur s’était envolée et que le plus important était le temps, le plaisir, être connectée à ce qui m’entourait et m’investir dans quelque chose qui a de la valeur pour moi personnellement.
Je n’avais pas ce courage et cette puissance de choix et non plus de victime avant que ma petite fille n’arrive. Mais à partir du moment où j’ai réalisé cela, investi en quelque sorte cette intuition, tout devenait possible, je n’avais plus peur mais j’osais demander, choisir, dire non alors que cela m’était tellement difficile avant.

 
J’ai l’impression que l’arrivée de cette enfant m’amène à regarder mon activité professionnelle comme un complément de ma vie. Quelque chose qui est là pour exprimer d’autres traits de ma personnalité et participer à construire une société durable. J’ai envie de construire mon métier comme cela, l’adapter à ma vie.

 

Et là je me pose la question de pourquoi ne repense-t-on pas les métiers d’aujourd’hui différemment en les adaptant aux modes de vie qu’on aime avoir aussi bien avec d’autres activités (famille, sport, etc) qu’aux rythmes de chacun (matin, après-midi, nuit, etc) mais aussi comment intègre-t-on notre enfant à nos métiers ?

La proximité physique avec mon enfant me semble très importante et si je veux continuer une maternité proximale. Comment faire cela ? Tout en pouvant être vraiment concentré dans mon travail ?

 

J’en suis ici aujourd’hui, mon paradigme a changé, mes priorités sont redistribuées et je vois qu’il y aurait plein d’opportunités pour repenser nos espaces de vie et structures de vie (travail et garde d’enfant par exemple) avec nos activités.

 



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