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Le pouvoir de la symbolisation ou comment gérer ses émotions

Le pouvoir de la symbolisation ou comment gérer ses émotions
Maman, d’où tiens-tu cette idée ? où as-tu appris cela ? pourquoi as-tu dû me le répéter 30 fois avant que je t’écoute enfin ?


Imaginez vous: confrontation avec un collègue, cela vous met en rogne, en rage, en stress. Ou encore: décès d’un proche et énorme contrecoup. Ou encore un événement majeur ou choc émotionnel et une réaction physique dans les gens qui suivent. Ou encore une situation confrontante et l’impression d’être submergé(e). Cela vous dit quelque chose ? Chacun de nous a déjà rencontré ce genre de situation. Si ce n’est chaque jour de multiples situations pour ceux ou celles qui sont sensibles, des éponges ou ceux prennent beaucoup sur eux. Des milliards de choses qui nous touchent et qui nous collent et qui nous pompent de l’énergie pour être assimilées ou simplement qui nous restent dans la tête et qui ne veulent pas s’en aller comme ça. Difficulté de couper, de tourner la page, d’assimiler vite et bien.


Mais il existe une solution puissante. Venue de je ne sais où mais qu’un jour ma mère m’a expliqué, elle même le tenant de sa prof de yoga…


Étape 1 – La symbolisation sur un objet

Quand une émotion forte arrive et nous reste en travers de la gorge ou dans la tête, choisissez un objet dans une pièce de votre maison, et déposer mentalement le conflit, l’émotion sur cet objet. L’objet représente alors symboliquement l’émotion bloquée, la situation, le problème. On a déposé le problème ici et c’est une invitation à le reprendre plus tard, dans quelques jours, quelques mois, quand vous serez prêt ou aurez envie ou l’énergie ou le courage de l’examiner de nouveau et voir si vous pouvez l’observer, le résoudre ou vous en emparer de nouveau.
Et au moment où vous le déposez il n’est plus chez vous, dans votre corps mais déposé en dehors de vous. Là, sur cet objet.
Dans les minutes qui suivent cet acte, vous sentez une certaine légèreté et un détachement par rapport à la situation/problème. Vous l’avez décollé de vous. Vous avez déjà repris votre énergie et pris de la distance par rapport au problème.


C’est aussi un moment d’acceptation qu’à ce moment-ci de la vie nous n’avons pas tous les outils ni l’énergie ni l’envie pour “résoudre” la situation et l’assimiler facilement. Donc on la “gare” sur un objet pour la reprendre plus tard quand on sera plus armé, plus fort, voire plus mature.
On a déposé notre problème sur un objet.


Étape 2 – la symbolisation sur image

Moi je détestais faire cela avec un objet, je ne m’y retrouvais pas car j’avais alors plein d’objets symbolisants dans mon espace de vie et je me sentais étouffée, j’avais besoin d’un processus plus spécifique donc j’ai inventé le suivant.
J’avais un conflit/problème qui ne me sortait pas de la tête et qui consommait mon énergie et qui me faisait rester dans une énergie négative. Je me posais alors la question dans ma tête : à quoi cela me fait-il penser ? A un oiseau avec une chaîne, à une petite fille qui court avec une robe d’été, à un gorille qui montre les dents, à une roue de camion embourbée, … bref la première image me traversant la tête, je la chopais directement sans me poser de questions et en m’en foutant. Dès que les prémices d’une image se faisait dans ma tête, pof je l’attrapais. Aucun contrôle mental à ce moment-là, juste du laisser-aller et voir ce qui passe par la tête. Et donc résultant en une symbolisation directe, sortant de nul part si ce n’est de l’inconscient. Et symbolisant la situation.


J’allais alors sur Shutterstock ou Pinterest ou Tumblr pour trouver une image -magnifique toujours- de ce à quoi j’avais pensé et je me constituais une bibliothèque de belles images = d’émotions fortes = de souvenirs coincés (?).
Et toujours, à partir du moment où j’avais posé une image mentale symbolique doublée d’une image réelle sur mon ordinateur, toute l’énergie de la situation ou problème était apaisée. J’étais de nouveau sereine, sachant que j’avais vécu cette émotion mais que j’avais trouvé un moyen pour qu’elle ne me mange pas mais soit tenue à distance pour mieux être examinée et assimilée avec plus de maturité et distance émotionnelle. Peu à peu je me suis aperçue que symboliser mon ressenti, au lieu de la situation, était encore plus efficace et permettait un nettoyage de l’énergie négative plus profond.


Quel merveilleux cadeau que ma mère me donna ces années là en revenant à la charge pour que je fasse mienne la symbolisation.


Étape 3 – la symbolisation par les mots 

Aujourd’hui à chaque fois que je rencontre des situations confrontantes ou riches en émotions, c’est presque automatiquement que je symbolise mentalement. Et j’ai tellement pratiqué, tellement écrit (plus le temps de faire les images à un certain moment donné) que je ressens une paix et une distance m’habiter immédiatement à l’instant même où je symbolise. Et je pratique cela quotidiennement même des fois sans m’en rendre compte.
J’écris les symbolisations car cela m’aide à extérioriser plus profondément, un acte d’acceptation, pour recevoir mon émotion, la nommer, l’accueillir. Et j’ai l’impression alors que je la gare pour la retrouver plus tard. Ça me donne la confiance que je ne l’oublie pas (chose que j’ai besoin mentalement à ce moment là tellement je “retiens”, je n’arrive pas à lâcher ce que je veux résoudre à tout prix).


Il m’est arrivé de regarder les images et de ressentir ces émotions mais je ne ressens plus les émotions d’ailleurs comme bloquées mais plutôt comme de vieilles amies ou avec bienveillance. Mais étrangement je ne reviens plus jamais sur les symbolisations. Comme si elles aidaient profondément à assimiler et passer à autre chose et presque à être mieux armé la prochaine fois. La fois d’après on identifie beaucoup plus vite l’émotion, la réaction et on arrive presque à apprendre de ne pas la laisser nous absorber complètement!
Est-ce que l’acte de symbolisation ne soigne pas plus profondément que juste de mettre de la distance ? Serait-elle plus qu’une première étape vers la reconnaissance des émotions ?
En tout cas, ce processus mental de visualisation est une étape d’appréciation de l’émotion et de la situation pour la considérer avec plus de bienveillance et d’empathie et redevenir plus dans moi-même, moins absorbée par l’énergie du problème.


Pour aller plus loin

Achetez et dévorez les 2 bandes dessinées magnifiques d’Artmella sur les émotions. Vous y trouverez des exemples et petites histoires à appliquer sur comment les émotions. Nommer l’émotion et passer à travers l’émotion c’est déjà un grand pas vers l’assimilation et tout d’un coup, hop elle n’est plus là ou plutôt tout à fait gérable et amie ! Comme si à la minute d’avant on essayait de la combattre, on arrivait pas à la gérer et la seconde d’après elle était notre meilleure amie.
J’espère que cela pourra vous apporter la même légèreté et joie que cela m’apporte ! A bon entendeur salut !




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