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Mon aventure avec les couches lavables épisode 1

Mon aventure avec les couches lavables épisode 1

En toute honnêteté, étant focalisée sur le développement durable depuis des années, en attendant un enfant, ne se poser même pas la question pour moi de savoir si oui ou non j’allais utiliser des couches lavables.
J’entends en coulisse à chaque discussion que l’empreinte écologique des couches jetables (à savoir 1 tonne de déchet par enfant représentant 40% des déchets ménagers d’un foyer les premières années quand même !) n’est pas si mauvaise par rapport à celle des couches lavables. Une étude britannique reprise par l’ADEME a souligné en effet qu’en fonction de l’usage des couches lavables que l’on fait, le bilan carbone est le même que pour la couche jetable. Ayant regardé de plus près les arguments, il apparaît que certains paramètres ne sont pas très bien pris en compte. On peut comparer un bilan carbone de la fabrication à l’utilisation mais sans considérer (pour ne citer que quelques questions) comment recycler durablement des couches jetables, que faire des selles et de leur décomposition, que faire pour remplacer le pétrole (plastique des couches), etc dans une perspective long-terme, nous sommes loin d’une analyse complète permettant d’affirmer une comparaison objective entre les deux. Donc je reste très mitigée par rapport à ces résultats au niveau scientifique.
Donc oui les couches jetables, on les achète (dans des emballages), on les déplie, on les utilise 1 ou 2h, puis on les jette dans la poubelle et ça disparaît chaque semaine avec les éboueurs. Mais où sont-elles produites, dans quelles conditions, par qui, avec quoi dedans ? …
La couche lavable, on les choisit, on les utilise 1 à 3h (en fonction si pipi ou caca), on les stocke, on les lave tous les 2-3 jours, on les fait sécher, on les plie prêtes à être réutilisées et rebelote. Les producteurs de couches lavables ont misé depuis longtemps sur des productions locales européennes ou nord-américaines (Lulu nature, Disana, Imse Vimse, etc) et communiquent par rapport à leur empreinte. Le paradigme ici est très différent et me correspondait plus.
Mais il ne faut pas se voiler la face, le jetable a plein d’avantages que le lavable n’a pas et une combinaison entre les deux pour se simplifier la vie est très (recommandée) et agréable !

Honnêtement je ne choisis pas les couches lavables pour une raison économique mais c’est un argument important pour beaucoup d’entre nous, alors voilà la différence (étude comparative de Luierhoek.be pour la cellule environnement de la ville de Gand) : il faut compter environ 2500 euros par enfant pour des couches jetables et 1000 euros par enfant pour des couches lavables (sans compter la réutilisation par enfant supplémentaire et la vente en deuxième main ensuite). Je trouve cela aussi très intéressant !

Ayant écouté les expériences des autres, lu sur cela, étudié la question plus ou moins, j’étais fin prête à mettre en place notre package “couches lavables” en pensant que ça allait être facile ! Mais détrompez-vous…
En octobre (6 mois de grossesse) je commençais à regarder où acheter des couches en Belgique et online. Puis en voyant le choix : les langes pliables de différentes sortes, les couches avec 3 tailles fixes, les couches tout-en-un, les culottes de protection, les couches pour la nuit, les inserts, la lessive adaptée, le sac à couches, le panier à couches, les lingettes, les accessoires, et même les packages ! Je me dis que j’avais besoin d’aide !
Une copine à moi m’ayant parlé de toute cette organisation un an auparavant et étant devenue une experte en la matière, je pris rendez-vous illico presto pour qu’elle m’explique le baBA. Dans le même temps, je trouvais une association-boutique à Gand proposant des workshops ainsi que les produits mais aussi des tutoriels, de l’expérience, etc, bref je m’inscris aussi !

Et me voilà donc fin octobre débarquant chez ma copine qui m’explique les différences entre les modèles, les tissus (qualité, provenance, écologie, etc), l’utilisation, les temps de séchage, les accessoires. Waouh en une heure j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour d’une nouvelle planète !
Je ne m’imaginais pas tous ces choix possibles ! Je me posais donc la question à ce moment-là : mais qu’est-ce qui pourrait nous correspondre ? Niveau confort de vie et utilisation.
Une semaine après, j’allais à mon second workshop avec l’idée d’écouter un avis complémentaire mais surtout de répéter les informations de la semaine d’avant pour les assimiler ! Catty de Luierhoek fit une présentation de toutes les techniques, les modèles, les accessoires mais aussi comment elle et d’autres familles avaient choisi et adapté l’utilisation des couches lavables à leur style de vie.
J’achevais d’être séduite : du coton bio, du velours de coton, du bambou, du chanvre, de très belles matières qui m’ont enchanté pour les fesses de mon bébé mais aussi pour utiliser comme un objet de valeur dans notre maison.
Pour résumer, le baBA de la couche lavable c’est qu’il y a (1) une partie intérieure qui absorbe et (4) une protection extérieure (respirante) qui protège pour ne pas que l’humidité se répande pas dans les vêtements. La partie intérieure est composée d’une couche (1), de plusieurs inserts (2) en fonction de la quantité d’urine du petit et d’un petit papier (3) genre papier toilette doux qui permet de recueillir les selles et de les jeter aux toilettes. On change la partie intérieure en fonction du nombre de fois où l’enfant fait par jour (en moyenne 7-8 fois non ?!). La partie extérieure servant à protéger ne se salit donc pas beaucoup et peut être changée chaque jour. C’est comme une culotte.

Couches lavables_2

 

Le choix varie donc pour la couche intérieure associée ensuite avec une culotte de protection :
– les langes qui sont des morceaux de tissus à nouer autour du bébé (+ culotte de protection)
– les couches lavables dans des matières différentes (+ culotte de protection)
– les inserts (+ culotte de protection spéciale)
– les tout-en-un où la culotte de protection est le tissu extérieur de la couche lavable

Ce qui ne me semble déjà pas évident à imaginer. Vous trouverez les différents modèles et techniques expliqués sur le site de Luierhoek en vidéo par exemple et les modèles (en français) sur Brindilles.

Je commençais alors juste à comprendre les avantages et les inconvénients de chacune. Par exemple les langes sont très économiques et légers (ils sèchent vite) mais semblent demander un peu plus de maîtrise pour le pliage, les couches lavables bénéficient de propriétés différentes en fonction des tissus par rapport au séchage, les couches avec inserts semblent très pratiques mais moins confortables, les tout-en-un sont très jolis mais ça veut dire les changer entièrement 8 fois par jour, ça fait beaucoup vu leur prix… Bref, je puis affiner mon choix. Et ce qui me sembla le mieux pour nous fut les couches lavables avec culotte de protection ainsi que des langes pour compléter ce premier package.

Comme il faut en acheter un certain nombre (21 recommandées par taille), on peut choisir entre des tailles fixes ou bien le modèle “qui grandit” (One-Size) qui se replie pour convenir au tout-petit et qui se déplie au fur et à mesure qu’il grandit. Ici petite explication de Popolini, fabricant italien de couches lavables.
Ce qui m’a plu particulièrement à ce moment-là est d’imaginer les fesses de mon bébé dans ces belles matières, je me suis vraiment vu comme si c’était moi qui allait avoir les fesses dedans ! (mais bon moi je vais le prendre dans mes bras.. 😉 )
Toutes les familles ne conseillent pas d’utiliser des couches lavables dans les premières semaines car le bébé fait très souvent. Mais bon je voudrais vraiment essayer le plus tôt possible donc je me suis équipée d’une panoplie de couches lavables de belles matières que j’ai commandé chez Luierhoek et chez des mamans américaines sur Etsy pour pouvoir comparer les marques, les matières et les modèles dans le taille.
Nous voilà donc quelques images de notre assortiment:

Couches lavables_

Un assortiment de chez Luierhoek (D. x2 Lulu nature en chanvre, C. x2 Totsbots en bambou, B. x2 Imse Vimse en coton bio, E. x2 Bambinex en bambou et x6 langes en coton bio de Popolini qui ne figurent pas sur la photo), 3 belles couches Sherpa en coton bio F. et 6 culottes de protection personnalisées de Fa,b. chez Kim sur Etsy, 3 culottes de protection H. chez Michele de Zookaboo sur Etsy et 4 petites couches lavables chez A. Jaime sur Etsy.

Sachant que certaines sont de petites tailles pour les premiers 2 mois et les autres One-Size donc pour les 6 premiers mois.
Même expérimentation pour les culottes de protection, je pris une de chaque à Luierhoek et des faites-sur-mesure sur Etsy pour pouvoir choisir de beaux tissus extérieurs (chez Kim).

Ayant appris que les accessoires étaient très importants mais trouvant leur prix un peu trop important pour ce que c’était, je commandais du tissu de qualité sur Plusaddicts.co.uk (recommandé par ma copine pour leur qualité) et Ecopitchoun.com et nous fîmes des sacs de stockage de couche en PLU (durable) puis des lingettes lavables en grand nombre à base de vieilles serviettes de toilette, de velours de bambou, d’éponge de coton bio et de bambou (voici les combinaisons ci-dessous). Nous en avons à peu près 60.

Couches lavables_3
Je n’achetais donc comme accessoires que du papier de protection (celui allant aux toilettes ensuite) et la lessive recommandée chez Luierhoek.

Pour ce qui est du séchage, j’ai déjà tout lavé une fois et pu constater ainsi les temps de séchage et techniques autour de mon radiateur pour accélérer ou optimiser le temps de séchage, donc il faudra voir au rodage ce que ça donne !

Maintenant que nous avons rempli 2 tiroirs de toutes ces merveilles, nous n’attendons plus que notre petit pour essayer tout cela. Je me fais jusque là un plaisir de faire découvrir mes trouvailles à chaque visite car je trouve cela si fantastique, ces belles matières et tissus !

Saga à suivre donc après début d’usage ! Feedback garanti.



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